Inside Obscura

Une pièce noire, isolée de la lumière, à l’exception d’une minuscule entrée lumineuse. Le silence. Je m’assieds et attends que mes yeux s’habituent à l’obscurité. Sur les murs, le dehors se déploie.

La pièce se transforme au grès de la camera obscura, et m’offre un nouveau décor, superposition de deux réalités. Je pense à ces peintres de la Renaissance qui utilisaient déjà cette technique : ont-ils eu ce même frisson d’émerveillement ?

L’intérieur et l’extérieur se mêlent. Ma peau devient mur, nuage, arbre.

Je me laisse imprégner par ce nouvel univers éphémère à la croisée des réalités. Solitude, mélancolie, rêverie : un théâtre sombre et silencieux dans lequel l’humain doit trouver sa place. Le temps se fige. Trente secondes passent. Je retiens ma respiration et m’embarque pour un nouveau voyage introspectif.

Palais de l’Archevêché, Arles 2019. Clin d’oeil au FEPN